French President Emmanuel Macron listens to a mayor during a meeting gathering some 600 mayors who will relay the concerns aired by residents in their towns and villages in the Normandy city of Grand Bourgtheroulde on January 15, 2019, as part of the official launch of the « great national debate », a central plank of French President Emmanuel Macron bid to turn around his embattled presidency since the yellow vest (gilet jaune) movement protests. – The meeting sounds the start of two months of public consultations in towns and villages across the country on four main themes: taxation; France’s transition to a low-carbon economy; democracy and citizenship, and the functioning of the state and public services. (Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Emmanuel Macron dit vouloir "faire plus attention" à ses petites phrases

Mais récidive juste après, en ironisant sur "Jojo le gilet jaune qui a le même statut qu’un ministre".

Emmanuel Macron. (© Ludovic Marin/Pool/AFP)

C’est à croire qu’il ne peut pas s’en empêcher. Il l’a dit hier, il l’a promis : Emmanuel Macron "fera plus attention" à ce qu’il dit, et à "ses petites phrases perçues comme arrogantes". Le chef de l’État a conscience que "son statut de président rend sa parole asymétrique". Avant d’ajouter : "Dans le système où nous vivons, cette franchise n’est peut-être plus possible."

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C’est un président "scarifié" par le début de son mandat, comme il le dit lui-même, qui s’est présenté devant des journalistes du Figaro, de Paris Match et de BFM, reçus dans l’enceinte de l’Élysée jeudi 31 janvier. "Je vais faire beaucoup plus attention", a-t-il promis en évoquant ses petites phrases, avant de lancer : "Si être gilet jaune, c’est vouloir moins de parlementaires et que le travail paie mieux, moi aussi je suis gilet jaune."

Il s’est même dit ouvert à l’idée de donner une place plus importante aux référendums, déclarant : "Si référendum il doit y avoir, il faut faire en sorte que le Parlement ne puisse pas revenir pendant au moins quelques années sur le choix des Français." Des propos rapidement éclipsés par sa nouvelle sortie – son repenti sur sa logorrhée n’aura pas tenu longtemps.

"Jojo avec son gilet jaune a le même statut qu’un ministre", n’a pas pu s’empêcher de regretter le président, alors qu’il évoquait la place des gilets jaunes dans les médias. Il n’en a pas fallu plus pour provoquer de multiples réactions de la part des "Gaulois réfractaires au changement", qui sont nombreux à juger ces propos "méprisants". Une sortie malheureuse, à la veille de l’acte XII de la mobilisation des gilets jaunes, prévu pour ce samedi 2 février.

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Par Astrid Van Laer, publié le 01/02/2019

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