© JEFF PACHOUD / AFP

Des coupures d'électricité pour protester contre la réforme des retraites

Ça va être tout noir.

Dans le sud-ouest, quelque 170 000 foyers sont encore plongés dans le noir, ce vendredi 13 décembre, à cause des intempéries.

Mais hier après-midi, il n’y a pas qu’en Aquitaine que les interrupteurs ne répondaient plus. Selon BFMTV, 33 000 foyers ont été victimes de coupures d’électricité intempestives à Béziers dans l’Hérault. "Y compris le centre hospitalier de la ville qui a dû mettre en route les générateurs de secours", précise le site d’informations. Et ça n’a rien à voir avec la météo. 

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Comme l’ont reconnu plusieurs représentants syndicaux, il s’agit d’une manière pour les salariés de l’énergie d’exprimer leur mécontentement, et de prendre part à la contestation qui se manifestait jusque-là dans les transports. Depuis le 5 décembre, une partie de la France fait grève pour protester contre la réforme des retraites. 

Des coupures de courant ont également été observées à Perpignan à quelques kilomètres de là, mardi 10 décembre. Interrogé par l’AFP, le secrétaire départemental de la CGT-Ernergie avait alors reconnu les faits :

"On revendique cette coupure qui ciblait la Préfecture (des Pyrénées-Orientales) et le marché (de fruits et légumes) Saint-Charles, pour défendre le régime des retraites des salariés d’EDF-GDF".

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De nouvelles coupures à venir

Mais cette nouvelle forme de protestation ne se limite pas au seul département de l’Hérault. Jeudi 12 décembre, Clermont-Ferrand aussi était touchée par une coupure d’électricité d’envergure, comme le raconte France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

"C’est notre moyen à nous de peser dans le rapport de force", a expliqué sur Franceinfo Laurent Hérédia, secrétaire fédéral de la CGT Énergie.

Ailleurs en France, Limoges, Béziers, La Rochelle, l’Île de Ré, Chambéry ou encore Rouen ont également fait l’objet de coupures d’électricité.

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Et ce n’est qu’un début, affirment plusieurs représentants des salariés de l’énergie. À Béziers, un porte-parole de la CGT RTE énergie Sud-Ouest a ainsi prévenu que d’autres actions seraient menées. "On prend le droit de couper le courant", a confirmé Laurent Hérédia.

Alors que certains usagers commencent à s’agacer des grèves de transports, comment vont-ils réagir si le pays est plongé dans le noir ? 

"Notre objectif est de ne pas peser sur les particuliers. Malheureusement, le maillage du réseau fait que, parfois, une partie de la population est coupée", précise le secrétaire fédéral de la CGT Énergie.

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Par Clothilde Bru, publié le 13/12/2019

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