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Coronavirus : ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Édouard Philippe

Le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus.

Ce vendredi 13 mars, Édouard Philippe était l’invité du 13 heures de TF1, afin de préciser le plan de lutte contre le coronavirus, dévoilé quelques heures plus tôt par le président de la République.

Lors d’une interview menée par Jean-Pierre Pernaut, le Premier ministre a annoncé l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes partout en France, pour "faire en sorte de ralentir la circulation du virus" – une mesure qui aura des incidences sur les théâtres ou encore les cinémas. Toutefois, les transports en commun ne seront pas fermés. Pour le moment.

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Le Premier ministre est ensuite revenu sur la grande annonce d’Emmanuel Macron hier soir : la fermeture des crèches, des établissements scolaires et des universités. 12,5 millions d’enfants et 2 millions d’étudiants sont concernés. Jusqu’à quand ces établissements seront-ils fermés ? "Aussi longtemps que nécessaire et évidemment, le moins longtemps possible", a répondu le Premier ministre, sibyllin. Difficile en effet de prévoir l’évolution de la crise.

Il a ensuite cherché à rassurer les étudiants sur la tenue de leurs examens : "On devrait être capables de les maintenir". Des solutions restent à trouver pour le baccalauréat. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a assuré qu’il travaillait activement à cette question.

Quant à celles et ceux obligés d’interrompre leurs activités professionnelles, Édouard Philippe a confirmé que les Français concernés bénéficieront de mesures de chômage partiel. Un plan de relance est déjà à l’étude, a-t-il affirmé, bien que ce ne soit pas l’urgence du mois de mars.

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Stade 2 ou stade 3 ?

Édouard Philippe est également revenu sur la question des élections municipales. Il a rappelé que, selon les scientifiques, se rendre au scrutin ne représente pas plus de danger que d’aller faire ses courses. Ce dernier a précisé que des consignes spécifiques seraient transmises dans tous les bureaux pour que : "quand une personne fragile arrive au vote, elle puisse passer plus rapidement dans l’isoloir pour limiter les risques".

Concernant les hôpitaux, le chef du gouvernement a assuré qu’un travail d’anticipation avait été réalisé par les personnels soignants. Des mécanismes de garde d’enfants devraient être mis en place "pour que les soignants puissent être disponibles", a-t-il assuré, réaffirmant une déclaration du président de la République.

"Le port du masque en population générale dans la rue, ça ne sert à rien", a martelé le Premier ministre. Ils doivent être réservés aux malades et aux personnels soignants. Enfin, il s’est voulu rassurant sur les stocks dont dispose la France, qui est un des pays producteurs de masque."On était à plus de 80 millions hier stockés", a-t-il estimé.

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Enfin, il a répondu aux critiques relatives à la non-fermeture de nos frontières."Le virus ne va pas s’arrêter à la frontière", a-t-il rappelé, reprenant une formule utilisée par le président, qui plaide pour une action coordonnée avec nos voisins.

Quant à savoir si on est passé du stade 2 au stade 3 ? Pour le Premier ministre, ce qui compte, ce sont les mesures et leurs impacts sur le quotidien des Français. Selon le dernier bilan communiqué jeudi 12 mars par les autorités, le coronavirus a fait 2 876 cas de contamination et 61 morts en France.

Par Clothilde Bru, publié le 13/03/2020