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"Clown", suprémacisme blanc et feuilles d'impôts : les moments forts du débat Trump/Biden

Publié le

par Astrid Van Laer

© JIM WATSON and SAUL LOEB / AFP

L'ambiance était houleuse lors de ce premier face-à-face entre les deux concurrents.

C’était la première joute des deux hommes et elle fut agitée : voici les principaux points du débat, houleux et tendu, qui a opposé mardi soir à Cleveland les candidats à la Maison-Blanche, le président Donald Trump et le démocrate Joe Biden.

"Le caniche de Poutine"

"Le pire président que l’Amérique ait jamais eu", "un clown", "le caniche de Poutine" : Joe Biden a, à plusieurs reprises, décoché des flèches en direction de son rival. "Tout le monde sait que c’est un menteur", a aussi lancé l’ancien vice-président au sujet du président républicain, avant de lui demander de "la fermer".

"Il n’y a rien d’intelligent en vous", a pour sa part rétorqué le président, en accusant son rival d’être une marionnette de la "gauche radicale".

Les fils Biden

Les attaques personnelles ont également atteint les familles des deux hommes. Donald Trump a souvent essayé de présenter les affaires en Ukraine et en Chine de Hunter, un des fils de Joe Biden, comme étant emblématiques d’une corruption supposée de la part de l’ancien vice-président de Barack Obama.

"Votre fils arrive et il prend des milliards de dollars", a-t-il dit mardi soir à son rival. Ce dernier a en retour laissé entendre qu’il pourrait "parler toute la nuit" de la famille Trump et de son "éthique".

Donald Trump a aussi assuré que Hunter Biden avait été "renvoyé" de l’armée pour consommation de drogue, provoquant une réaction outrée du démocrate. "Mon fils, comme beaucoup de gens, avait un problème de drogue. Il l’a dépassé. Il l’a réglé. Et je suis fier de lui", a-t-il martelé.

Il a aussi mentionné son fils Beau, mort d’un cancer en 2015, pour attaquer des propos rapportés de Donald Trump, selon lesquels il aurait qualifié des militaires de "losers". Beau, qui a été réserviste, "n’était pas un loser. C’était un patriote", a dit Joe Biden.

Suprémacistes blancs

Autre moment marquant du débat : lorsque le modérateur, Chris Wallace, a demandé au président, alors que le pays est agité depuis des mois par un mouvement historique contre le racisme, s’il était prêt à condamner les suprémacistes blancs, donnant lieu à une réponse trouble du locataire de la Maison-Blanche.

Donald Trump s’est alors dit prêt à le faire, mais sans aller jusqu’à prononcer une condamnation claire. Il a, au final, après des tergiversations avec l’animateur, appelé les Proud Boys, un groupe nationaliste prônant la supériorité de la race blanche, à "reculer et à se tenir prêt".

"Mais je vais vous dire, on doit faire quelque chose au sujet des antifas", a dit dans la foulée le président au sujet de groupuscules d’extrême gauche.

Les impôts de Trump

En outre, le sujet a évidemment été abordé : la parution d’une enquête explosive du New York Times, selon laquelle Donald Trump n’a payé que 750 dollars d’impôts à l’État fédéral en 2016 et en 2017.

Quand le modérateur a demandé au président de dire s’il avait payé davantage que cette somme en impôts sur le revenu à cette période, il a au début dit qu’il avait payé "des millions de dollars".

"Montrez-nous vos feuilles d’impôts", a dit Joe Biden, qui a publié ses propres feuilles d’impôts pour 2019 avant le débat de Cleveland, montrant qu’avec sa femme il avait payé 299 346 dollars d’impôts fédéraux l’année dernière. "Vous les verrez", a répondu Donald Trump, sans dire quand.

Quid des résultats de l’élection ?

Enfin, Joe Biden s’est engagé à reconnaître le résultat de l’élection du 3 novembre, alors que Donald Trump a botté en touche. "J’accepterai" les résultats, a assuré l’ancien vice-président démocrate : "Si ce n’est pas moi, je reconnaîtrai le résultat."

Donald Trump n’a pas répondu à cette question, se bornant une fois de plus à affirmer sans preuves que le vote par correspondance, qui s’annonce important en raison du Covid-19, favoriserait des "fraudes""On pourrait ne pas connaître [les résultats] avant des mois", a dit le président avant d’ajouter : "Ça va mal finir." "J’exhorte mes partisans à aller dans les bureaux de vote et à regarder de très près", a-t-il déclaré.

Konbini news avec AFP

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