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Covid-19 : à quoi ressemblera le "certificat sanitaire" européen lancé en juin ?

Publié le

par Astrid Van Laer

© Capture d’écran RTL

Thierry Breton envisage une situation sanitaire d’immunité collective au 14 juillet.

Ça y est, le très controversé passeport vaccinal devrait voir le jour dès cet été dans l’Hexagone. C’est le commissaire européen Thierry Breton qui l’a annoncé dimanche dans Le Grand Jury sur RTL, LCI et Le Figaro.

"Nous avons pensé qu’il était très important qu’à partir du moment où nous pourrions être sûrs que chaque Européen qui souhaite se faire vacciner aura un accès équitable au vaccin, et cela va arriver dans les deux, trois mois qui viennent, à ce moment-là, il sera bon que l’on puisse avoir […] un certificat qui démontre votre état", a-t-il argué.

Et l’ancien ministre de préciser qu’il y aurait une version papier ainsi qu’une version numérique disponible sur smartphone, avant d’annoncer sa mise en place à la mi-juin. Thierry Breton a également détaillé les informations que contiendrait ce futur certificat, qui ne sera pas obligatoire :

"Dessus, il y a un QR code. […] On y trouvera votre nom, votre date de naissance, le numéro de votre passeport. On y trouvera si vous avez été vacciné, le type de vaccin que vous avez eu et si vous avez été porteur de la maladie, si vous avez des anticorps ou pas. Et puis pour ceux qui n’auront eu ni le vaccin, ni la maladie et pour lesquels on demandera un test PCR, on trouvera aussi l’état de votre test PCR."

67 % de Français "très défavorables"

Selon Thierry Breton, l’immunité collective aura pu être atteinte au 14 juillet : "Nous avons 52 usines qui travaillent 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour produire des vaccins", a-t-il argué.

Il se pourrait toutefois que les Français soient peu enclins à accepter ce certificat. Ce lundi, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dévoilait les résultats de sa consultation nationale au sujet du passeport vaccinal. Sur les 110 507 participants, plus de 67 % se sont déclarés très défavorables à sa mise en place contre un peu plus de 20 % qui s’y sont dits très favorables.

Et le Cese de détailler les principaux arguments utilisés dans les deux camps. On retrouve la réouverture des lieux fermés, la possibilité d’à nouveau voyager ainsi que le fait de "retrouver sa liberté" dans le camp des pros. À l’inverse, ses détracteurs évoquent "une atteinte aux libertés privées", la création d’une discrimination et pointent du doigt le fait que l’efficacité et la sûreté du vaccin n’ont pas été prouvées.

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