À partir de maintenant, vous ne pouvez plus sortir sans cette dérogation

Sous peine de devoir régler une amende allant de 38 à 135 euros.

À compter de midi ce mardi, et pour une durée minimum de quinze jours, vous ne pourrez pas sortir de chez vous sans ce précieux sésame : une attestation de déplacement dérogatoire téléchargeable et disponible sur le site du ministère de l’Intérieur, ici. Elle peut également être rédigée sur papier libre.

Lors d’une allocution télévisée hier soir, le président de la République a justifié ce confinement en déclarant : "Les circonstances nous y obligent, nous sommes en guerre." Il a ajouté : "Chacun d’entre nous doit limiter à tout prix le nombre de personnes avec qui il est en contact chaque jour", et expliqué que, par conséquent, seuls les déplacements nécessaires seraient autorisés.

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Cette dérogation est donc possible dans les cas suivants :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle,
    lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées
    sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements
    professionnels ne pouvant être différés ;
  • déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des
    établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;
  • déplacements pour motif de santé ;
  • déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes
    vulnérables ou la garde d’enfants ;
  • déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle
    des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins
    des animaux de compagnie.

Dans tout autre cas, "les déplacements sont interdits", martèle le gouvernement.

"Toute infraction à ces règles sera sanctionnée"

Les établissements autorisés à recevoir du public sont les suivants : "Tous les établissements indispensables à la vie de la Nation", tels que les marchés alimentaires clos ou ouverts et les commerces alimentaires, y compris les drive, les pharmacies, les stations-service, les banques, les bureaux de tabac, la distribution de la presse.

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Les services publics, "y compris ceux assurant les services de transport", resteront ouverts, précise le site du gouvernement. Idem pour les animaleries.

En outre, "tous les services de livraison de repas à domicile restent disponibles, et les établissements de la catégorie 'restaurants et débits de boissons' sont autorisés à maintenir leurs activités de ventes à emporter et de livraison".

Enfin, les hôtels étant "assimilés à des domiciles privés", ils sont autorisés à rester ouverts, et leurs 'room service', à fonctionner, ce qui n’est pas le cas des restaurants et bars d’hôtel.

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Par le biais de dérogations, peuvent rester ouverts près d’une cinquantaine de commerces, parmi lesquels les hypermarchés, les établissements proposant "l’entretien et la réparation de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles", les blanchisseries-teintureries, les magasins proposant des réparations d’ordinateur ou encore les services funéraires. La liste exhaustive est disponible ici.

"Toute infraction à ces règles sera sanctionnée", a prévenu hier soir Emmanuel Macron, assurant qu’il y aurait des vérifications : "Nous posons des interdits, il y aura des contrôles." En cas d’infraction à ces règles, une personne pourra donc se voir infliger une amende allant de 38 à 135 euros.

Par Astrid Van Laer, publié le 17/03/2020